Rechercher :
jeudi 26 octobre 2006

Apprentissage de la lecture : au delà des idées reçues


Par Charles Lostis, jeudi 26 octobre 2006 à 17:49 :: - A propos du sytème éducatif
Le Ministre s'appuie parfois sur un scientifique, Jean Emile Gombert , pour justifer ses prises de positions quant aux méthodes d'apprentissage de la lecture. Alors lisons ce que dit Jean Emile Gombert

Ce scientifique dit tout le contraire de ce qu'affirme le Ministre.

Peut-être certains parmi vous penseront-ils : "ce sont des théories", avec tout le mépris que ce terme contient pour eux.
D'un côté il y a la démarche scientifique avec toute sa rigueur, le regard croisé des plusieurs champs disciplinaires dont l'imagerie médicale et le doute permanent quant au concept de vérité. De l'autre côté il y a le système de croyances fondé sur l'affirmation de certitudes, sans preuves et intolérant vis à vis de tous ceux qui doutent.

L'Histoire a prouvé que la démarche scientifique est de loin plus efficace pour comprendre le réel.
samedi 14 octobre 2006

Le niveau baisse


Par Charles Lostis, samedi 14 octobre 2006 à 17:52 :: - A propos du sytème éducatif
C’est bien connu le niveau baisse. D’ailleurs, de mon temps, dans les années soixante, quand j’etais au lycée, on entendait déjà des adultes dire : le niveau baisse. En terminale, notre professeur de mathématiques, nous a dit que, quand il a passé son bac en 1923, les anciens disaient : le niveau baisse. Platon se lamentait sur la baisse de niveau des jeunes. On trouve même des graffitis sumériens déplorant la baisse du niveau. Alors depuis le temps que le niveau baisse il y a belle lurette que nous sommes tous nuls et qu’en conséquence ce que nous disons est nul.
samedi 26 août 2006

Les manuels et les intellectuels


Par Charles Lostis, samedi 26 août 2006 à 18:22 :: - A propos du sytème éducatif

Chez les jeunes il y aurait, soi disant, des manuels et des intellectuels. On va même jusqu’à nous parler d’intelligence de la main. Comme si la main pouvait avoir une intelligence séparée du reste. Voilà encore une vieille lune qu’on nous ressort régulièrement et qui est une assertion purement idéologique ne correspondant pas aux savoirs que l’on a aujourd’hui sur la structure fonctionnelle du cerveau.

En fait il semble y avoir deux types d’accès au savoir abstrait.

La façon dont les joueurs de sudoku développent leurs compétences le montre bien. Il y a une démarche systématique qui consiste à lister tous les possibles de chaque case vide. Puis à aller chercher des modèles sur Internet pour lire les relations entre tous ces possibles et en déduire des réponses. En principe cette méthode réduit l’angoisse car elle est censée réussir à tout coup. Par contre elle est lourde et la mémoire de travail est vite saturée.

Et puis il y a ceux qui construisent intuitivement des stratégies d’exploration visuelle comme on le fait dans les labyrinthes. Par une gymnastique visuelle rapide et intuitive il s’agit de trouver les amorces d’enchaînements logiques puis les pousser le plus loin possible. Une perception holistique du sudoku permet de déterminer le chiffre qui a les meilleurs chances de faire avancer. L’indécidabilité sur deux cases peut parfois permettre la poursuite du raisonnement et donner une réponse à l’étape suivante. Plutôt qu’accumuler des informations cette méthode privilégie les relations. De plus un sudoku est le résultat d’une logique qui a présidé à son élaboration, logique qu’il doit être possible de remonter. Cette méthode exige beaucoup d’entraînement mais elle est rapide et élégante. Son efficacité dépend du degré d’entraînement. Cette méthode en perpétuelle évolution offre une souplesse qui permet les adaptations aux situations nouvelles. La méthode systématique appliquée aux labyrinthes consisterait à poser la main sur le mur droit à l’entrée et à le suivre sans le lâcher. Elle conduit à coup sûr à la sortie. Ce chemin peut alors faire plusieurs kilomètres. Jamais on n’utilise cette méthode avec un labyrinthe.

Nous avons connu en son temps le même type de problématique avec le rubik’s cube. Il y a une méthode scientifique puisque ce jeu est fondé sur des mathématiques de haut niveau : le groupe cyclique des rotations dans l’espace. Avec cette approche nous disposons d’algorithmes qui conduisent immanquablement au résultat. Probablement merveilleuse avec un ordinateur cette approche est lourde et lente en fonctionnement humain. A l’opposé nous avons vu des enfants, parfois en échec scolaire, devenir rapidement de véritables génies pour résoudre le Rubik’s cube, traitant ainsi des compositions de rotations dans l’espace sans en avoir appris la théorie.

Ainsi le clivage n’est pas entre intellectuels et manuels mais dans deux style cognitifs d’accès à l’abstraction.

L’apprentissage de modèles pré construits est la méthode qui prévaut dans l’enseignement français. Transmettre une culture déjà élaborée au fil du temps, accéder à un savoir déjà existant et présenté dans son état formel était probablement valable dans une Société qui évoluait lentement et où ce qui était appris à l’école restait en grande partie valide tout au long d’une vie (une vie qui était plus courte qu’aujourd’hui). Mais, comme on le voit souvent, ceux qui ont le mieux réussi dans le système éducatif et qui occupent des fonctions élevées dans la Société, se montrent souvent incapables de faire face aux situations nouvelles issues de la déferlante de mutations technologiques. Ils ressassent inlassablement les idées d’hier comme seule réponse possible aux problèmes d’aujourd’hui. Les élèves qui n’entrent pas dans ce modèle d’apprentissage sont aujourd’hui considérés en échec scolaire alors qu’il sont peut être une richesse dont notre Société à grand besoin pour relever les défis de l’innovation. Contrairement aux idées reçues eux aussi sont dotés d’une grande intelligence. Mais ils construisent leur abstraction en partant de la perception et en montant progressivement dans les aires associatives. Dans ce cas les modèles construits sont plus complexes et englobent les erreurs au même titre que le vrai ce qui les rend plus flexibles.

Alors soyons du deuxième type…pour sortir des idées reçues...
samedi 19 août 2006

Dans la presse


Par Charles Lostis, samedi 19 août 2006 à 18:24 :: - A propos du sytème éducatif
Le 5 août "Actualités News Environnement" titrait : "Environnement et climat jouent sur la préférence parentale chez certaines espèces d'oiseaux." Sciences et Avenir titrait : "Elever en fonction du climat". le Figaro titrait "Les oiseaux sacrifient les plus faibles des nichées".

Mais de quoi s'agissait-il ? Une étude scientifique menée à l'Université de Toulouse conclut que chez certaines espèces d'oiseaux, quand la nourriture est abondante les parents privlilégient les plus faibles mais que si la nourriture vient à manquer ils vont privilégier les plus forts. Au fond cette étude met en évidence la flexibilité des comportements en fonction de circonstances.

Le titre du Figaro préfère sombrer dans l'affect (...sacrifient... des nichées) et a des relents idéologiques de sinistre mémoire (...sacrifient les plus faibles...). On pouvait attendre mieux d'un journal qui, en son temps, fut une référence intellectuelle.

pour en savoir plus...
samedi 5 août 2006

Bac 2006


Par Charles Lostis, samedi 5 août 2006 à 18:25 :: - A propos du sytème éducatif
Comme on pouvait s’y attendre, le « bon » résultat du bac 2006 fait gloser dans certaines chaumières. « Vous pensez ! 82% de réussite ! ». Comme si la valeur d’un examen se mesurait au nombre de « cadavres » qu’il laisse derrière lui.
D'abord 3% de plus n’est pas un raz de marée. La docimologie montre qu’il suffit de peu de choses pour déplacer la ligne surtout dans cette zone de la courbe de Gauss où il y a encore beaucoup de monde. Alors voyons les choses autrement.

< 1 2

« avril 2017
lunmarmerjeuvensamdim
12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930





propulsé par DotClear