Les apports des neurosciences, et en particulier depuis 1988 de l'IRM, nous permettent de mieux comprendre l'extrême complexité des processus neuronaux mis en œuvre dans l'acte de lire. Les réseaux neuronaux impliqués existaient dans le cerveau humain bien avant que l'écrit n'apparaisse dans notre culture. Apprendre à lire consiste en un recyclage neuronal exigeant, par exemple, d'inhiber les mécanismes de symétrisation visuel dont nous sommes génétiquement dotés.
Prendre conscience des phonèmes dans la langue orale. Apparier les phonèmes aux graphèmes. Reconnaître les lignes pour identifier les lettres puis les bigrammes et enfin les mots en les associant au sens. Systématiser pour automatiser au plus bas niveau des aires visuelles.
Avec le français, langue massivement irrégulière, apprendre à lire est un parcourt du combattant pour nos enfants. Rien à voir avec l'italien ou le finnois où la correspondance graphème-phonème est parfaite. Pour les enfants français la langue est un lourd handicap qui fausse les classement dans les évaluation internationales du type PISA.
Comment résumer un livre aussi riche et denses ?
Il faut le lire. Vous ne regretterez pas. D'autant qu'il porte en germe des idées de stratégies pour améliorer les méthodes d'apprentissage de la lecture. Se doter d'outils diagnostic fondés sur une sémiologie fine. Des méthodes efficaces sont mises en œuvre dans certains pays. Pourquoi les ignore-t-on en France ? Il nous faut sortir des phantasmes et enfin opter pour une démarche scientifique.