Quatrième de couverture :

Quelle force mystérieuse peut pousser des enfants intelligents et curieux à ne pas mettre en œuvre les moyens dont ils disposent dans le cadre scolaire ? Au-delà d'une mise en cause du système et des méthodes pédagogiques, on s'aperçoit que c'est la situation d'apprentissage elle-même qui déclenche des peurs perturbant l'organisation intellectuelle. La confrontation avec la règle et l'autorité, la rencontre avec le doute et la solitude, inhérentes à la démarche pour apprendre et penser, réveillent alors une inquiétude trop profonde, contre laquelle il est illusoire de vouloir lutter avec les outils pédagogiques ordinaires. Apprivoiser les peurs, leur donner une forme acceptable par la pensée afin qu'elles n'entraînent plus de rupture de la démarche intellectuelle, telle est la condition indispensable pour réconcilier ces enfants avec le savoir scolaire.
Le recours à des thèmes culturels pouvant métaphoriser ces craintes semble être un excellent moyen de libérer le désir de savoir de préoccupations personnelles trop envahissantes. C'est en ce sens que Serge Boimare s'appuie sur les romans de Jules Verne pour aborder les mathématiques ou la grammaire, et sur la Bible ou la mythologie pour apprendre à lire et à écrire.

L'auteur

Serge Boimare est directeur du Centre Claude Bernard à Paris. Instituteur spécialisé, ré éducateur, psychologue clinicien, depuis plus de trente ans il met en pratique une démarche psychopédagogique auprès d'enfants et d'adolescents qui ont pour point commun de refuser avec force les apprentissages scolaires.

Commentaire personnel

Véritable clinique des apprentissages, ce livre fait voir des élèves qui ont un visage pour nous enseignants de collège. Comprendre. Comprendre. Enfin comprendre, ces jeunes qui parfois dans des groupes de PEI sont efficaces, dynamiques et plein d'enthousiasmes et qui restent avec 7 de moyenne dans le domaine scolaire. Au fond c'est la capacité à l'automédiation qui semble leur faire défaut. Pouvoir mettre en œuvre soi même ce que l'on est capable de faire quand on est accompagné par le médiateur. Oui la culture avec ses textes fondateurs, offre à voir nos peurs et nos angoisses. Et en cela elle permet de les transcender pour qu'elles ne tétanisent pas notre faculté de penser. Apporter de l'extérieur une représentation de la peur permet de contenir celle venant de l'intérieur et donc d'éviter que tout l'espace mental ne soit envahi par cette peur et donc récupérer de l'espace pour réfléchir, mémoriser et donc pour apprendre. cqfd. Pourquoi n'y avoir pas pensé plus tôt...