Quatrième de couverture :

"A nos enfants, nous devons apprendre que la langue n'est pas faite pour parler seulement à ceux que l'on aime, mais qu'elle est faite surtout pour parler à ceux que l'on n'aime pas. C'est en leur transmettant avec autant de bienveillance que d'exigence les vertus pacifiques du verbe que l'on peut espérer qu'ils en viennent aux mots plutôt qu'aux mains."
Un livre militant qui nous exhorte, toutes et tous, à jouer notre rôle dans ce combat pour la transmission d'une langue commune.
Un livre lucide et inspiré qui nous parle de nous, de nos enfants, de demain.

L'auteur

Professeur de linguistique à l'Université Paris-V-Sorbonne, conseiller scientifique de l'Observatoire national de la lecture et de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme, Alain Bentolila est l'auteur de plusieurs ouvrages, qui font autorité, parmi lesquels "Tout sur l'école".

Commentaire personnel

Un livre à lire absolument pour ceux que veulent enfin sortir de l'affrontement manichéen, complètement stérile, des méthodes globale et syllabique. Alain bentolila nous montre l'immense complexité de la lecture. Notamment le rôle essentiel du maniement de langue orale et donc comment l'enfant en vient aux mots. Il donne du sens au verbe, véritable attribut de notre humanité. Il ressitue bien dans un contexte plus vaste, la période délicate de l'entrée dans l'écrit. Alain Bentolila nous montre aussi que le verbe permet le traitement pacifique de nos tensions psychiques internes. Nous sommes loin de ceux qui réduisent la lecture à une affaire de méthode ou qui n'envisagent la lutte contre la violence qu'en ajoutant de la violence par la répression. Nous ne sommes pas de ceux qui prennent la partie pour le tout. Nous ne sommes pas de ceux qui transforment une condition nécessaire en condition suffisante. Refusons de céder aux dysfonctionnements cognitifs, et lisons ce livre pour ouvrir une alternative positive au redoutable problème de la lecture.