Quatrième de couverture :

Comment les événements physique qui ont lieu dans notre cerveau donnent-ils naissance au monde de l'expérience consciente ?
Les philosophes se sont heurtés depuis les origines à cette question. Aujourd'hui, les scientifiques sont en passe d'apporter de vraies réponses.
Gérald M. Edelman et Giulio Tononi dressent le bilan des données empiriques qui permettent de forger une théorie solide de la conscience. Ils montrent, en particulier, que les processus conscients ne sont pas localisés à un endroit du cerveau, mais dépendent du fonctionnement de nombreuses régions, que ces interactions ne sont pas stéréotypées, mais constamment modulables. Non, le cerveau n'est pas un ordinateur ! Un pas de plus vers la compréhension de notre identité et de notre complexité.

Les auteurs

Gerald M. Edelman dirige l'Institut de neurosciences à la Jolla, en Californie. En 1972, il a reçu le prix Nobel de médecine. Il a publié notamment Biologie de la conscience.
Giulio Tononi est chercheur à l'Institut de neurosciences.

Commentaire personnel

Comme avec Stephen Gould nous allons tester notre capacité à apprendre, à entrer dans des idées qui s'opposent à nos "vérités". Longtemps, faute de connaissances mais incapables de rester dans l'ignorance l'Homme a inventé des histoires pour éponger son angoisse.(voir Jerome Bruner : pourquoi nous racontons-nous des histoires ?) Les religions ont été grandes fournisseuses de telles histoires. Les grecs aussi ont tenté des explications mais en s'appuyant sur des observations et encore, comme Platon, en se référant à une certaine transcendance des idées planant au dessus des objets.
Aujourd'hui nous avons à notre disposition des connaissances nouvelles qui constituent sur le cerveau une véritable révolution copernicienne. Coup de massue sur notre narcissisme, l'Homme n'est pas un être à part. Sa conscience de la consciences, son intelligence ne sont que le produit de la matière. La mise en synergie d'une complexité topologique et de la chimie. Le fruit d'un clavier génétique et d'un monde extérieur qui joue dessus une partition. Le modèle mathématique du chaos déterministe devrait encore apporter de la compréhension sur la génèse des idées. Au fond nous nous situons dans la lignée des tous premiers arcs réflexes présents chez la méduse. (voir Jacques-Michel Robert : "L'aventure des neurones" au seuil)
Ce livre nous pose la question redoutable de la frontière entre le savoir et la croyance. (Voir Jean-Pierre Changeux : "Lhomme de vérité")