Peut-on transposer sur les élèves d'aujourd'hui l'anecdocte que relate Charles Péguy au sujet des tailleurs de pierres de la cathédrale de Chartres ? Il parle à trois ouvriers sur le chantier.
Le premier ouvrier n'est pas satisfait de son sort. Il ne trouve aucune joie dans son existence. Le deuxième, travaille pour satisfaire ses besoins et ceux de sa famille. Il a une paix relative parcequ'il obéit et fait ce qu'on lui demande. Le troisième répond à Charles Péguy que, lui, bâtit une cathédrale. Il participe à une œuvre sublime.
Le psychiatre, Boris Cyrulnik, note que le bonheur du troisième ouvrier tient à sa représentation mentale de lui même comme créateur d'une œuvre. Représentation qui donnent du sens permettant de supporter l'angoisse et bien des frustrations.

A méditer...